Un savoir-faire traditionnel

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A la suite de son oncle, Bernard L’Huillier, Raymond Crombez de Montmort est propriétaire-récoltant .

Tous les armagnacs sont issus des terres de La Béroje. Sur le domaine, continue d’être assurée une maîtrise complète du cycle de production : vendanges, vinification, distillation, élevage, mise en bouteilles, commercialisation. C’est une caractéristique assez rare aujourd’hui : le marché de l’Armagnac est en effet massivement tenu par les négociants, les propriétaires récoltants n’en assurant que le dixième.

 

La distillation en simple chauffe : une tradition armagnacaise

alambicSchéma d'un Alambic ARMAGNACAIS ©BNIArmagnac

 De la cuve (1), le vin remplit progressivement la colonne (chauffe- vin 4) puis se déverse par le col de cygne dans la colonne à plateau (5); au contact de la chaudière, le vin se transforme en vapeur qui suit le trajet inverse : en remontant ces vapeurs traversent le vin , barbotant dans les plateaux (6), elles se chargent alors d’alcool et de la plupart des substances aromatiques. Puis elles s’échappent par le haut de la colonne et descendent dans le « réfrigérant » par un serpentin (3). Au contact du vin froid nouvellement arrivé par la cuve, la vapeur se condense dans le serpentin tandis que le vin se réchauffe progressivement pendant son ascension. L’Armagnac qui sort de l’alambic (7) est incolore ; il titre entre 52° et 55°. Plein de fougue, il est déjà d’une grande richesse aromatique.

 

 

L’élevage des eaux de vie: une alchimie de l’alcool et du bois

la Béroje abrite dans ses chais une belle collection d’Armagnacs de 1946 à nos jours.

Comme jadis, à la Béroje, les eaux de vie sont distillées sur place selon la tradition armagnacaise : la chauffe unique, continue des vins dans un alambic de cuivre pur conserve la finesse des parfums, arômes primaires issus de la vigne et du terroir . « L’eau ardente » , transparente au sortir de l’alambic titre environ 53° à 55° . Elle emplit les « pièces » de chêne dans la fraîche pénombre du vieux chai du XVIII ème siècle . Au contact du bois neuf, l’eau de vie s’enrichit de nouveaux apports, tanin, senteurs de vanille, d’épices..  s’assagit et se colore ; elle poursuivra son long vieillissement dans des fûts plus anciens selon l’appréciation du maître de chai.

Le sol en terre battue et les toits de tuiles maintiennent une ambiance humide et très stable qui favorise le long mûrissement de l’Armagnac .

Au fil du temps l’eau de vie perd progressivement son feu, s’arrondit, se colore d’or pâle puis d’ambre, les sucs s’entremèlent … Vibrant échange du bois et de l’alcool où se fondent les parfums , se magnifient les eaux de vie portées à leur plénitude aromatique vers l’âge de 30 ans (elles titrent alors 40-43°) : senteurs de vanille, de fruits secs , de vigne en fleur , de pruneaux , d’abricots confits, de tilleul …, le « Rancio », si caractéristique des vieilles eaux de vie du Bas-Armagnac apparaît, subtil mariage entre les épices, les pruneaux et une touche de beurre légèrement cuit.

 

Le travail du « maître de chai »

Veiller sur les vignesObserver la couleur, la brillance, les coulures de l'armagnac
 Observer la couleur, la brillance, les coulures.

Après un passage plus ou moins long dans des fûts neufs, l’eau de vie passe dans des fûts plus anciens pour éviter l’excès de tanin qui masquerait des arômes primaires plus délicats. Les plus anciennes sont dans de très vieilles barriques pour préserver leur maturité aromatique ou bien sous verre.

La mise en bouteille

La mise en bouteilleLa mise en bouteille dans l’ancienne «fournière »du château
Dans l’ancienne « fournière »  du château, l’Armagnac tiré des fûts est mis en bouteille.

Les millésimes sont écrits à la main.

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Château de la Béroje

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