Les Cépages du Bas Armagnac

       Les cépages ont été sélectionnés pour donner des vins aux arômes pas trop prononcés, acides et de faible degré favorables à l’élaboration de bonnes eaux de vie.

       Dix cépages  sont autorisés par le décret de l’AOC (1936). Ugni blanc, Colombard,  Folle blanche, Baco blanc, Clairette de Gascogne, Plant de Grèce, Jurançon blanc, Mauzac blanc et rosé, Meslier saint-françois.

       Cependant, quatre d’entre eux sont majoritairement utilisés dans la production d’armagnacs : l’Ugni blanc (55%), le Baco blanc (35%), le Colombard et la Folle blanche pour le reste (d’après les chiffres du BNIA 2017). On est loin de l’uniformité charentaise (Le cépage du Cognac est de l’Ugni Blanc à 98% !)

       Les trois premiers sont des plants greffés suite au Phylloxera qui a ravagé les vignes fin 19ème.

       La Folle-blanche, cépage historique de l’ouest de la France, exprime également toutes ses qualités dans des sols sableux : les eaux de vie obtenues seront très fruitées dans leur jeunesse et raffinées. Au vieillissement, les arômes de fruits tendent à s’estomper.

       L’Ugni-blanc donne des eaux de vie plutôt  simples, un peu neutres, intéressantes comme bases d’assemblage. Au vieillissement, elles peuvent exprimer une grande finesse.

       Le Colombard est rarement distillé, car il donne des vins aromatiques très appréciés. Les armagnacs de Colombard sont rares et habituellement utilisés en assemblage. Il n’a pas vraiment vocation à vieillir sous bois.

       Quant au Baco 22A, c’est un hybride, c’est à dire un croisement entre le Noah, et la Folle blanche . Il est à noter que le Baco, très résistant, se complait dans les sables fauves du Bas- Armagnac. Il donne des eaux de vie aromatiques, pleines et grasses, aptes au vieillissement.

Une nouvelle vigne de Baco, à La Béroje, plantée en 2017